Le sport.
Vaste sujet.
Presque un mode de vie.
Voire, dans certains territoires, une obligation sociale non écrite.

Je vous pose la question franchement :
Est-ce que le sport est devenu indispensable pour exister socialement dans notre société ?

Pourquoi cette interrogation ?
Tout simplement parce que lorsque j’ai emménagé dans ma région actuelle il y a plus de 20 ans, les premiers échanges avec les autochtones (oui, les habitants du coin, ceux qui connaissent chaque sentier mieux que leur salon) ressemblaient tous à peu près à ça :

Bonjour, vous venez d’arriver dans le secteur ?
Oui, tout à fait, quelle belle région !
Ah oui, ça doit vous changer de la capitale… et du coup, vous pratiquez quel sport ?

Et là, sans transition, s’enchaîne le CV sportif :
vélo, rando, trail, course à pied, triathlon, paddle, yoga en forêt, yoga sur paddle, yoga en équilibre sur une branche (j’exagère à peine).

Je me suis alors demandé si le sport n’était pas devenu une sorte de religion locale.
Ici, on ne se demande pas « comment tu vas ? » mais « combien de kilomètres tu fais ? »
On ne parle pas météo, on parle dénivelé.

Une tripotée de sportifs, de génération en génération.
Des mollets dessinés comme des œuvres d’art.
Des discussions passionnées sur des chaussures de trail à 180 euros.
Bref… un univers.

Le sport : une évidence… quand on s’y met

Avec le temps, il faut bien l’avouer, il faisait bon vivre dans ce très beau secteur, entouré de forêts, d’eau, de calme… et de sportifs.
Et comme souvent, on finit par s’adapter à l’environnement.

Je me suis donc mise, moi aussi, au sport.
Inscription à différentes associations :
aquabike, fitness, et d’autres encore.
(J’ai bien cherché l’aqua-poney, mais visiblement le concept n’a pas encore traversé les frontières.)

Et soyons honnêtes : « Le sport fait du bien. »

Du bien au corps, évidemment.
Mais aussi du bien à la tête.

C’est un moment pour soi, une parenthèse, une coupure franche avec la vie professionnelle et personnelle.
Pendant une heure :
— au diable le travail,
— au diable les mails,
— au diable les gosses (avec amour, bien sûr).

Et puis il y a cette satisfaction.
Voir son corps changer.
Se sentir plus tonique.
Plus fort.
Plus vivant.

Quand le sport devient un manque

Puis, changement de travail oblige, j’ai dû stopper un peu le sport en association.
Moins de temps, moins de disponibilité.
Et là, surprise : le sport manquait.

Pas seulement pour la silhouette.
Mais pour l’équilibre.
Pour l’énergie.
Pour le mental.

Arrive ensuite le Covid.
Chômage partiel.
Confinement.
Peu de balades possibles.
Une ambiance un peu flippante, il faut le dire.

Alors j’ai décidé de reprendre le sport… seule.
Comme une grande.

Direction YouTube.
Des vidéos.
Des séances.
Des coachs plus motivés que la moyenne.

Résultat ?
Du sport tous les jours.
Parfois même plusieurs fois par jour (oui, oui).

Et très vite, quelque chose s’est produit.
Des pensées plus positives.
Une meilleure énergie.
Une sensation de clarté mentale.
(Sans doute une meilleure oxygénation, mais aussi un vrai recentrage.)

Mon corps se métamorphosait.
Mais surtout, j’avais la sensation profonde de faire quelque chose pour moi et par moi.

Je choisissais mes exercices.
Mon rythme.
Mes objectifs.
Toujours un peu plus haut.
(Un clin d’œil appuyé à Tina Arena.)

L’addiction positive au sport

Même après le Covid, j’ai continué le sport à la maison, associé à un peu de course à pied.
Et là, attention, on devient vite accro.

Pas jusqu’à la bigorexie, rassurez-vous.
Mais accro à se dépasser.
À entretenir son corps.
À se sentir bien.

Le sport devient un allié.
Un régulateur.
Un stabilisateur émotionnel.

Alors concrètement, quels sont les bienfaits du sport, quel qu’il soit ?

1. La santé mentale

Le professeur François Carré, cardiologue et médecin du sport, a été l’un des pionniers en France à prescrire l’activité physique adaptée.
Dès 1983, à l’université de Rennes, il ouvre un secteur « Santé et bien-être » destiné aux patients atteints de maladies chroniques.

Aujourd’hui, c’est prouvé :
– la sédentarité favorise les troubles anxieux et dépressifs.
– les taux de burn-out sont plus élevés chez les personnes inactives.

À l’hôpital Sainte-Anne de Paris, les patients pratiquent obligatoirement une activité physique.
Pourquoi ?
Parce que les traitements médicamenteux ont souvent des effets secondaires :
troubles du sommeil, prise de poids, fatigue, baisse de motivation.

Le sport agit comme un antidote naturel.
Cf : Sport et santé mentale – Ministère de la Santé.

2. La confiance en soi

Pourquoi manque-t-on de confiance en soi ?
Doute de ses compétences.
Mauvaise image de soi.
Peur de ses propres limites.

Le sport permet justement de les dépasser.

En sport collectif, on apprend à faire confiance et à se faire confiance.
On découvre ses forces.
On accepte ses faiblesses.

Prenons un exemple simple : la course à pied.
On commence doucement.
4 ou 5 kilomètres.
Un certain rythme.

La semaine suivante :
100 mètres de plus.
Un peu plus vite.

Et là, on se surprend à penser :
« Jamais je n’aurais cru que j’en serais capable. »

Et encore plus surprenant :
« En fait… j’aime ça. »

La confiance en soi s’améliore.
Et avec elle, l’image que l’on renvoie aux autres.

3. L’équilibre de vie

Quand on se lance dans une activité physique régulière, un autre changement s’opère, l’alimentation.

Le burger après une séance de boxe… ça passe moyen.
Petit à petit, on ajuste.
On équilibre.
On écoute son corps.

Résultat :
— on dort mieux,
— on a moins de douleurs,
— moins de lourdeurs,
— plus d’énergie.

On se sent léger.
Disponible.
Prêt à croquer la vie.

Allier activité physique et nutrition redonne confiance, améliore la santé et prolonge la vie.
Et soyons honnêtes :
avoir un corps dans lequel on se sent bien, c’est plus agréable.

Josiane Balasko ou Angelina Jolie.
Brad Pitt ou François Hollande.
Tout est une question d’équilibre… et d’acceptation.

Conclusion : le sport pour tous, vraiment

Même si l’on manque de temps.
Même si l’on a honte.
Même si l’on débute.

Aujourd’hui, le sport est accessible.
Les équipements sont abordables (merci Décathlon).
Les contenus sont gratuits (merci YouTube).

L’essentiel ?
– commencer doucement.
– être régulier.
– choisir une activité que l’on aime.

Et surtout, dernier conseil :
ne pas trop écouter les autres.
Il y aura toujours quelqu’un de plus performant, plus rapide, plus expert.

Le plus important reste simple :
se faire du bien, à son rythme, pour soi.


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