Monde des rencontres · Par Cécile Matakias

Applications, agences de rencontre, speed dating :
ce que j’en pense vraiment

Lecture : 15 min · Juin 2026 · Cécile Matakias, coach certifiée Love Expert, Seine-et-Marne

Chaque semaine, je rencontre des femmes et des hommes qui ont tout essayé. Tinder pendant des mois, quelques soirées speed dating, un abonnement Meetic. Et qui arrivent dans mon bureau avec la même question, formulée de mille façons différentes : « Mais qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? » La réponse, je la donne à chaque fois : rien. Ce qui ne va pas, c’est souvent le cadre, pas la personne.

Je veux être honnête avec vous dès le départ : je ne suis pas là pour condamner les applications de rencontre, ni pour faire l’éloge de mon propre métier. Ce que je vais vous partager ici, c’est ce que j’observe dans mon travail quotidien avec des célibataires de tous âges, surtout des 40-55 ans du territoire : Fontainebleau, Melun, Nemours, Montereau, Moret et ses alentours. Des femmes et des hommes actifs, exigeants, qui ont une vie bien remplie et qui cherchent quelqu’un à hauteur de cette vie.

Trois méthodes dominent le marché de la rencontre en France aujourd’hui : les applications mobiles, le speed dating et les agences de rencontre. Elles coexistent, elles se complètent parfois, et elles se contredisent souvent. Mais surtout, elles ne répondent pas aux mêmes besoins, ne s’adressent pas aux mêmes profils et ne produisent pas les mêmes résultats. Cet article, c’est mon regard à moi, celui d’une praticienne, pas d’une universitaire.

12% trouvent une relation sérieuse via une appli (Pew Research)
70% des célibataires se disent romantiques et aspirent à une relation stable (Ifop)
80% des couples se forment encore hors applications (Statista, 2024)

Les applications de rencontre : un outil puissant dans un système épuisant

Je commence par elles parce qu’elles sont incontournables. En 2026, environ 7,2 millions de Français utilisent régulièrement une application de rencontre. Tinder, Meetic, Bumble, Hinge : le choix est pléthorique, les promesses immenses. Et pourtant, seulement 12 % des utilisateurs déclarent avoir trouvé une relation sérieuse par ce biais, selon le Pew Research Center. Les 88 % restants continuent de scroller, d’espérer, de déchanter.

Ce paradoxe mérite qu’on s’y arrête. Comment peut-on avoir autant d’utilisateurs, autant d’activité, et si peu de résultats durables ? La réponse tient en grande partie au modèle économique. Les applications de rencontre gagnent de l’argent quand vous restez connectés, pas quand vous trouvez quelqu’un et désinstallez l’application. Leur intérêt financier est structurellement opposé à votre intérêt personnel. Ce n’est pas un complot : c’est simplement la mécanique du système.

Mais le problème va plus loin que l’économie. Ce que le format du swipe fait à notre façon d’envisager l’autre est, à mon sens, bien plus profond. En quelques secondes, on évalue une photo et quelques lignes de texte. On crée un réflexe de comparaison permanente — ce que la sociologue Eva Illouz appelle la « marchéisation » de la rencontre : chacun devient un produit à évaluer, susceptible d’être remplacé par un profil « meilleur » au prochain swipe. L’engagement recule, pas par manque d’envie, mais parce que la structure du système pousse à différer la décision, toujours.

Ce que ça fait concrètement aux 40-55 ans

Pour les personnes que j’accompagne — majoritairement entre 38 et 58 ans, en Seine-et-Marne — les applications posent des problèmes spécifiques que l’on n’aborde pas assez. D’abord, la densité. Sur Tinder à Paris, le nombre de profils disponibles dans un rayon de 30 km est considérable. À Fontainebleau, à Nemours ou à Montereau, on tourne rapidement en rond. On retombe sur les mêmes personnes. On a l’impression d’avoir « fait le tour ». C’est décourageant, et souvent faux, parce qu’on n’a pas accès aux personnes qui ne sont tout simplement pas sur l’application.

Ensuite, il y a la question du temps. Une étude récente indique que les utilisateurs passent en moyenne 30 à 45 minutes par jour sur ces plateformes. Pour un cadre, un indépendant, un parent actif, c’est une ressource précieuse qui s’évapore sans résultat visible. Et puis, selon Appinio, les 45-54 ans sont le groupe d’âge qui ressent le plus fortement la pression sociale liée au célibat : 50 % d’entre eux déclarent s’y sentir exposés. Passer des heures à trier des profils sans résultat ne fait qu’amplifier ce sentiment.

Il y a enfin l’impact sur l’estime de soi, et c’est peut-être ce qui me préoccupe le plus dans mon travail. Quand on envoie un message et qu’on n’obtient pas de réponse, notre cerveau interprète ça comme un rejet. Quand ça arrive vingt fois de suite, il commence à généraliser. Selon le Dating Lab Ipsos/Meetic de 2025, la fatigue des rencontres en ligne se manifeste notamment par une perte de confiance en soi pour 29 % des célibataires, et par des déceptions à répétition pour 31 %. Ce ne sont pas des chiffres abstraits, ce sont les personnes que je reçois.

Un éclairage psychologique

La théorie de l’attachement, développée par John Bowlby, distingue schématiquement trois styles d’attachement adulte : sécure, anxieux et évitant. Ce que j’observe, c’est que les applications de rencontre amplifient les difficultés propres aux profils anxieux et évitants, les deux formes d’attachement insécure, représentant ensemble environ 52 % de la population adulte.

Un profil anxieux va interpréter chaque absence de réponse comme une menace, chaque silence comme un signal de rejet. Un profil évitant va trouver dans l’infinité des profils disponibles une raison permanente de ne pas s’engager, il y a toujours « mieux » potentiellement au prochain swipe. Dans les deux cas, l’application nourrit le problème au lieu de l’aider à le dépasser. C’est précisément pour ça qu’un accompagnement humain change la donne : il travaille sur le schéma d’attachement, pas seulement sur la recherche d’un partenaire.

Je veux quand même être équitable. Les applications ne sont pas inutiles pour tout le monde. Pour un jeune adulte de 28 ans à Paris qui explore, qui a du temps, à l’aise avec le numérique et dont le réseau de rencontres est large, elles peuvent fonctionner. Pour quelqu’un qui sort d’une relation longue et cherche à reprendre confiance progressivement, elles peuvent être une première étape utile. Meetic en particulier, avec ses événements en présentiel et son orientation vers les plus de 40 ans, offre une expérience plus qualitative que le simple swipe. Mais pour quelqu’un d’actif, passé 45 ans, résidant en zone périurbaine et qui sait précisément ce qu’il cherche, elles sont rarement la meilleure option. Et les données le confirment.

Un sujet qui me préoccupe

Il existe aujourd’hui des applications d’intelligence artificielle qui simulent des relations affectives — des « compagnons virtuels » avec lesquels on peut avoir une conversation, recevoir des compliments, se sentir écouté. Ces produits répondent à une demande réelle d’attention et de connexion. Mais j’observe chez certaines personnes que j’accompagne que cette habitude crée une attente irréaliste vis-à-vis des vrais êtres humains, qui ont leurs silences, leurs maladresses, leurs mauvais jours. La rencontre réelle se construit précisément dans ces imperfections-là. Les lisser virtuellement, c’est se préparer à les vivre encore plus mal.

Le speed dating : j’aime l’idée, je questionne le modèle

Le speed dating, j’aime profondément l’idée de départ. Réunir des célibataires dans un cadre physique, leur donner l’occasion de se regarder dans les yeux, d’entendre la voix de l’autre, de ressentir quelque chose de concret et d’immédiat, l’antithèse du swipe. Dans un monde où la rencontre digitale a envahi tout l’espace, retrouver ça a quelque chose de sain, presque de courageux.

Et les chiffres lui sont globalement favorables. Selon une étude Meetic, plus de 6 célibataires sur 10 considèrent ce format efficace pour faire de nouvelles rencontres. Une étude européenne de 2024 indique que plus de 60 % des participants déclarent avoir vécu au moins un rendez-vous réel dans les 30 jours suivant une soirée, un taux nettement supérieur aux échanges purement numériques. Ce n’est pas négligeable.

Mais voilà ce que j’observe en pratique, auprès de personnes qui m’en parlent dans mon cabinet. Les soirées speed dating laissent rarement un souvenir enthousiaste à ceux qui cherchent une relation vraiment solide. Pas parce que l’expérience était désagréable. Souvent elle était même agréable, vivante, déstressante. Mais parce qu’en 7 minutes, ce qu’on évalue est inévitablement superficiel.

Ce que 7 minutes permettent, et ce qu’elles ne permettent pas

En 7 minutes, on capte l’aisance sociale, le sourire, la première impression physique, la façon dont quelqu’un occupe l’espace. Ce sont des informations réelles et utiles. Mais on ne mesure pas les valeurs profondes. On ne capte pas la façon dont quelqu’un gère le conflit, dont il parle de ses anciens partenaires, ce qu’il attend d’une relation sur le long terme. On ne voit pas non plus ce que son histoire a construit en lui, ses schémas d’attachement, ses blessures, ses ressources.

Il y a aussi un phénomène que je vois souvent chez les participants de speed dating : la fatigue cognitive. Enchaîner 12 ou 15 mini-rencontres en deux heures, c’est épuisant mentalement. Vers la 9e ou 10e personne, on est moins présent, moins curieux, moins disponible. On compare de façon mécanique. On se souvient des premières et des dernières, pas forcément des plus compatibles. C’est, d’une certaine façon, le même mécanisme que le swipe, mais en présentiel.

« En 7 minutes, on ne mesure pas la compatibilité profonde. On mesure le charme immédiat. C’est utile — mais ce n’est pas ce qui fait tenir une relation sur dix ans. » — Cécile Matakias, coach certifiée Love Expert

La question économique que personne ne pose

Il y a une question que je me pose depuis longtemps et que je veux nommer franchement : à qui profite vraiment le speed dating ? L’organisateur perçoit une inscription, généralement entre 15 et 30 euros par personne, pour une soirée dont la prestation s’arrête à la sortie de la salle. Il n’y a pas de suivi, pas de débriefing, pas d’accompagnement. Et surtout, il n’a pas d’intérêt financier direct à ce que vous trouviez quelqu’un ce soir-là. Sa prochaine soirée, il vous y voudrait bien.

Ce n’est pas un jugement moral sur les organisateurs. Beaucoup font ce travail avec sérieux et bienveillance. Mais la mécanique économique mérite d’être nommée, parce qu’elle structure la qualité du service proposé. Une agence de rencontre dont la réputation dépend des résultats de ses clients a une raison structurelle de bien faire son travail. Un organisateur d’événements ponctuels, moins.

La question géographique, particulièrement parlante en Seine-et-Marne

Pour les célibataires du 77, la question du speed dating se règle assez vite : l’offre est quasi inexistante localement. Les soirées sérieuses se tiennent à Paris, dans le Marais ou à Oberkampf. Pour quelqu’un basé à Fontainebleau ou à Nemours, ça représente 1h30 de transport aller, une soirée sur place, 1h30 retour. Pour une rencontre qui dure 7 minutes et ne donne peut-être rien. Je connais des personnes qui ont tenté l’expérience deux ou trois fois et ont renoncé, pas parce qu’elles n’avaient pas le courage, mais parce que le rapport effort/résultat ne tenait pas.

Le speed dating reste cependant une option intéressante dans un contexte précis : pour quelqu’un qui sort d’une longue relation, qui a perdu confiance en sa capacité à « plaire », qui a besoin de se retrouver face à des gens réels et de constater qu’une conversation peut se passer bien. Comme exercice de déverrouillage, comme premier pas vers la rencontre en présentiel, oui, absolument. Comme démarche principale et durable pour trouver une relation profonde, c’est insuffisant.

L’agence de rencontre : ce que ça change vraiment

Je vais être totalement transparente : je dirige une agence de rencontre. Vous pouvez donc légitimement vous demander si ce que je vais dire sur ce point est objectif. C’est une question honnête, et je ne vais pas l’esquiver. Ce que je vais vous expliquer, ce ne sont pas des arguments commerciaux. Ce sont les raisons profondes pour lesquelles j’ai choisi ce modèle.

La différence fondamentale, c’est l’entretien préalable. Avant toute mise en relation, je rencontre chaque personne. Je prends une heure, parfois plus. Je veux comprendre son histoire, pas sa liste de critères. Parce que dans mon expérience, ce que les gens disent chercher et ce dont ils ont vraiment besoin sont souvent deux choses différentes. Une femme qui me dit « je veux quelqu’un de stable, sans enfants, bien établi » exprime parfois autre chose : une peur de se retrouver dans un schéma déjà vécu, un besoin de sécurité construit sur une blessure d’abandon. Travailler sur les critères sans toucher à ce fond-là, c’est passer à côté de l’essentiel.

Pourquoi l’accompagnement change tout, psychologiquement

L’étude Ipsos/Dating Lab de 2025 révèle quelque chose de frappant : 90 % des célibataires affirment que l’émotion, l’intuition et le ressenti priment sur la compatibilité rationnelle au moment d’un coup de cœur. Autrement dit, personne ne tombe amoureux d’un tableau Excel. Et pourtant, les applications de rencontre fonctionnent exactement comme ça, on coche des cases, on filtre par âge, par distance, par situation familiale.

Ce que fait une agence sérieuse, c’est travailler sur les deux niveaux à la fois : les critères objectifs et la compatibilité émotionnelle profonde. Je ne présente pas deux personnes parce qu’elles ont le même âge et habitent à 15 km l’une de l’autre. Je les présente parce que quelque chose dans leurs histoires, leurs façons d’être, leurs valeurs de fond me dit que la rencontre vaut la peine d’être faite. Et je reste disponible après, pour un retour, un ajustement, parfois juste pour que la personne puisse verbaliser ce qu’elle a ressenti.

Cet accompagnement-là, aucun algorithme ne peut le remplacer. Pas parce que la technologie est mauvaise. La rencontre amoureuse est fondamentalement un acte humain, qui requiert un regard humain.

La confidentialité, un enjeu que beaucoup sous-estiment

Dans les territoires comme le nôtre, des villes à taille humaine où tout le monde se connaît un peu. La confidentialité n’est pas un luxe. C’est une condition. Quand vous créez un profil sur une application, il est visible. Vos collègues peuvent tomber dessus. Votre ex, votre voisin. Dans une agence, votre profil ne circule pas librement : il est transmis uniquement aux personnes spécifiquement sélectionnées pour vous. Pour un chef d’entreprise de Fontainebleau, un médecin de Melun, ou simplement quelqu’un qui tient à sa vie privée, c’est une différence qui compte vraiment.

La question du coût, enfin relativisée

« Une agence, c’est cher. » C’est souvent la première chose qu’on me dit. Et c’est vrai que l’investissement initial est plus important qu’un abonnement mensuel à une application. Mais je réponds toujours de la même façon : faisons le calcul honnêtement. Un abonnement Meetic Premium coûte entre 20 et 40 euros par mois, soit 240 à 480 euros par an, sans garantie de résultat ni accompagnement. Auxquels il faut ajouter le temps : 30 à 45 minutes par jour sur les applications, selon les études. Sur un an, c’est entre 180 et 270 heures. Pour un cadre dont le temps a de la valeur, ce chiffre parle de lui-même.

Je connais des personnes qui ont passé trois, quatre, cinq ans sur les applications. Des années de swipe, de messages, de rendez-vous décevants, d’espoirs déçus. Quand on additionne le coût financier et le coût émotionnel de tout ça, l’investissement dans une agence sérieuse devient une toute autre conversation.

CritèreApplicationsAgence de rencontreSpeed dating
Sélection des profilsAucuneForte, sur entretienFaible
Contact humainVirtuelAccompagné, personnaliséBref, en présentiel
Travail sur l’attachementAbsentIntégré à la démarcheAbsent
ConfidentialitéFaibleForteFaible
Résultats (relation sérieuse)12 % (Pew Research)Élevé pour les candidats engagésVariable
Coût réel sur 1 an240–480 € + 200h de tempsInvestissement initial ciblé15–30 € / soirée
Disponible en Seine-et-MarneOui, mais peu de profils locauxOui, Aster et VousQuasi inexistant

Ce que je vois changer en 2026 et pourquoi ça me donne de l’espoir

Il y a quelque chose qui change dans l’air depuis deux ou trois ans, et je le perçois très clairement dans les personnes qui viennent me voir. Avant, la plupart arrivaient après quelques mois sur les applications, déçues, mais pas épuisées. Aujourd’hui, elles arrivent après des années. Avec une fatigue différente, plus profonde, plus installée. Et de plus en plus souvent, avec une formulation que j’entendais rarement avant : « J’ai essayé tout ce qui existe, et je veux quelque chose de différent. »

Ce n’est pas un hasard. Au Royaume-Uni, 1,4 million de personnes ont quitté les applications de rencontre entre 2023 et 2024 pour chercher des alternatives en présentiel. En France, la tendance converge. Le slow dating, cette idée simple de rencontrer moins mais mieux, de ne pas traiter la rencontre comme une tâche à optimiser, gagne du terrain. Les agences de rencontre, longtemps perçues comme démodées, retrouvent une pertinence nouvelle, surtout dans les territoires où les applications ne tiennent pas leurs promesses faute de masse critique.

Le chiffre qui dit tout

Selon Statista, si 7,2 millions de Français utilisent des applications de rencontre, 80 % des couples se forment encore en dehors de ces plateformes. La très grande majorité des rencontres qui durent se produit dans des contextes où l’humain est au centre. Ce décalage entre l’ampleur de l’usage et la réalité des résultats mérite d’être regardé en face.

Je vois aussi une évolution dans la façon dont les personnes que j’accompagne parlent de ce qu’elles cherchent. Il y a quelques années, la demande était souvent formulée en critères : âge, situation professionnelle, localisation, taille. Aujourd’hui, j’entends de plus en plus des choses comme : « Je veux quelqu’un avec qui je me sente en sécurité », « quelqu’un qui sait vraiment écouter », « une relation où je me sens libre d’être moi. » Ce glissement du critère objectif vers l’aspiration émotionnelle, c’est précisément ce que confirme l’étude Ifop : 70 % des célibataires français se disent romantiques et aspirent à une relation stable. L’envie d’aimer et d’être aimé n’a pas diminué. C’est le chemin pour y parvenir qui s’est compliqué.

Quelle méthode pour quel profil ? Mon regard sincère

Il n’y a pas de méthode universelle, je me méfie de tout ce qui prétend l’être dans le domaine amoureux. Ce qu’il y a, ce sont des profils différents, des moments de vie différents, des intentions différentes. Et pour chaque personne, un cadre qui lui correspond mieux que les autres.

Les applications conviennent bien aux personnes jeunes, en milieu urbain dense, à l’aise avec le numérique, qui ont du temps à y consacrer et qui sont dans une phase d’exploration. Elles peuvent aussi aider quelqu’un qui sort d’une relation longue à reprendre confiance, à se rappeler qu’il est capable de plaire, de susciter de l’intérêt. Dans ce cadre-là, et avec des attentes calibrées, elles ont leur place.

Le speed dating peut être une bonne porte d’entrée pour quelqu’un qui veut rompre avec le tout-numérique sans s’engager dans une démarche coûteuse, qui a besoin de se retrouver en situation réelle pour voir qu’une conversation peut bien se passer. Comme exercice de déverrouillage, oui. Comme démarche principale et durable, non.

Une agence de rencontre s’adresse à quelqu’un qui a une vision claire de ce qu’il cherche, qui valorise la discrétion, qui souhaite être accompagné plutôt que livré à lui-même dans un processus long et semé d’embûches. Ce n’est pas une option de dernier recours. C’est souvent, au contraire, la démarche la plus efficace pour les personnes qui ont la maturité de reconnaître ce dont elles ont besoin et l’honnêteté de ne plus vouloir perdre du temps.

Ce que j’ai appris de mes clients du 77

Depuis la création d’Aster et Vous, j’ai eu le privilège d’accompagner des personnes très différentes, des hommes et des femmes de 35 à 65 ans, chefs d’entreprise, enseignants, professions libérales, artisans, cadres en reconversion. Ce qui les réunit, ce n’est pas l’âge, ni la situation professionnelle, ni même le fait d’habiter à Fontainebleau plutôt qu’à Melun. Ce qui les réunit, c’est une chose : ils savent ce qu’ils veulent. Pas toujours sous la forme d’une liste de critères, mais ils ont une vision, une aspiration profonde. Et ils ont décidé de ne plus attendre que ça arrive tout seul.

Ce que j’ai aussi appris, c’est que la rencontre ne commence pas le jour où on rencontre quelqu’un. Elle commence bien avant, dans le travail qu’on fait sur soi, dans la clarté qu’on gagne sur ce qu’on cherche vraiment, dans la confiance qu’on reconstruit après les blessures. C’est ce travail-là, souvent, qui précède et conditionne la rencontre. Et c’est précisément celui que j’essaie de faire avec chaque personne qui me fait confiance.

Si vous êtes en Seine-et-Marne ou dans les territoires limitrophes, à Fontainebleau, Melun, Nemours, Montereau, Moret, ou du côté de Sens dans l’Yonne, d’Amilly dans le Loiret, et que vous vous reconnaissez dans ce que je décris, je vous invite à prendre contact. Pas pour vous vendre quoi que ce soit. Pour qu’on se parle, qu’on voit ensemble ce dont vous avez besoin. Le premier entretien est gratuit et sans engagement. Parce qu’une démarche qui commence bien, c’est déjà une démarche à moitié réussie.

Vos questions, mes réponses

Une agence de rencontre est-elle vraiment plus efficace qu’une application ? +

La comparaison directe est difficile parce qu’on ne mesure pas la même chose. Ce que je peux dire, c’est qu’une agence sérieuse propose un accompagnement, une sélection qualitative et un suivi que les applications ne fournissent pas. Les personnes qui s’engagent pleinement dans la démarche ressortent dans leur grande majorité avec au moins une rencontre significative. Ce qui compte, c’est moins l’outil que la clarté de l’intention qu’on y met.

Mon profil d’attachement influence-t-il mes chances de trouver quelqu’un ? +

Oui, profondément. Les styles d’attachement anxieux et évitant, qui représentent environ 52 % de la population adulte, créent des patterns relationnels qui se reproduisent d’une relation à l’autre, souvent sans qu’on en soit conscient. Un accompagnement sérieux travaille précisément sur ces schémas. Ce n’est pas de la psychothérapie, mais c’est bien plus qu’une simple mise en relation : c’est un travail sur la façon dont on s’approche de l’autre.

Peut-on utiliser une agence en même temps qu’une application ? +

Oui, certaines personnes que j’accompagne continuent à utiliser une application en parallèle. Ce que je recommande, c’est de rester conscient de l’énergie que ça demande et de ne pas laisser la logique du swipe contaminer la façon d’aborder les rencontres proposées par l’agence, qui demandent une présence et une disponibilité émotionnelle différentes.

Le speed dating existe-t-il en Seine-et-Marne ? +

Très peu. L’essentiel des soirées sérieuses se concentre sur Paris et la petite couronne. Pour les célibataires de Fontainebleau, Melun, Nemours ou Montereau, cela représente 1h30 de trajet aller pour une rencontre de 7 minutes qui ne donne peut-être rien. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles une agence de proximité comme Aster et Vous a tout son sens sur ce territoire.

À partir de quel âge une agence de rencontre est-elle pertinente ? +

Il n’y a pas d’âge. J’accompagne des célibataires de 32 ans qui sortent d’une première relation longue, et des personnes de 67 ans qui reprennent une vie affective après un deuil. Ce qui compte, c’est la maturité du projet, la clarté sur ce qu’on cherche et la disponibilité réelle pour une nouvelle relation, deux éléments qui n’ont rien à voir avec l’âge civil.

Comment se passe le premier entretien chez Aster et Vous ? +

Le premier entretien dure environ une heure. Il est gratuit et sans engagement. On parle de vous, de votre histoire, de ce que vous cherchez vraiment, de ce qui a fonctionné ou non par le passé. Ce n’est pas un entretien de vente : c’est une vraie conversation. À l’issue, si la démarche vous correspond et si je pense pouvoir vous aider, on voit ensemble comment avancer. Sinon, vous repartez avec des pistes de réflexion et peut-être une vision plus claire de ce dont vous avez besoin.

Aster et Vous · Moret-Loing-et-Orvanne, Seine-et-Marne

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Premier entretien gratuit et sans engagement. Je reçois à Moret-Loing-et-Orvanne et en visioconférence sur tout le 77 : Fontainebleau, Melun, Nemours, Montereau et alentours.

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Sources

Pew Research Center — Ipsos / Meetic Dating Lab, étude célibataires France (sept. 2025) — Statista (2024) — Ifop / DisonsDemain, enquête 3 000 célibataires (2023) — Appinio, rencontres et relations amoureuses en France (janv. 2026) — Meetic Europe, données speed dating (2024) — Eva Illouz, La fin de l’amour, Seuil — John Bowlby, théorie de l’attachement.